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Goblin Slayer Tome 1 (Light Novel) de Kumo KAGYU et Noboru KANNATUKI

Illustration pour l'article : Goblin Slayer Tome 1 (Light Novel)

Pour moi, quand un nouvel acteur se lance dans le marché plutôt récent du Light Novel, c’est toujours un événement et j’estime qu’il faut soutenir la démarche. C’est pour ça que dès sa sortie, je me suis procuré, le tome 1 de Gobelin Slayer, le premier LN édité chez Kurokawa. Qu’ai-je pensé de cette histoire du genre Dark Fantasy ?

Synopsis

Une jeune prêtresse entreprend sa première quête, mais elle et ses compagnons d’aventure, inconscients du danger, se retrouvent presque aussitôt en fâcheuse posture. Un inconnu se porte à leur secours : Goblin Slayer, qui a voué son existence à exterminer les gobelins par tous les moyens. C’est une tâche dangereuse, sordide et ingrate, mais il la mène à bien mieux que quiconque. La rumeur des exploits du crève-gobelins se propage, et des aventuriers hors du commun pourraient bien solliciter son aide…

Avis

Lorsque j’ai commencé Goblin Slayer, je savais que j’allais avoir droit à de la Dark Fantasy, certes, je n’en ai lu que très rarement, mais je ne m’attendais pas à cela… Autant vous prévenir de suite, la narration de Goblin Slayer est plutôt crue, elle ne va pas trop loin, mais, comment dire ? Elle ne ménage absolument pas ses personnages. Bien, maintenant que vous êtes prévenu, passons à la suite.
Après avoir découvert le monde de Goblin Slayer avec ce premier tome, une chose m’a frappé en y repensant : L’univers créé par Kumo KAGYU est incroyablement générique, le lecteur sait juste que c’est un univers de type fantasy dirigé par des dieux. Cet univers est tellement générique, qu’il n’a pas de nom, par contre nous savons qu’il a deux lunes. Et c’est la même chose pour les personnages : AUCUN des personnages, et je dis bien AUCUN, n’a de noms, ils sont tous désignés par leurs fonctions ou par leurs races. Crève-Gobelins, Réceptionniste, Lancier, Vachère, ce ne sont pas juste des classes, ce sont sont des personnages. Pareil pour les lieux : la ferme, la guilde, tout ça ce sont des dénominations de lieu. Je sais que lu comme ça, la connotation a l’air négative, mais en fait, c’est la réflexion que je me suis fait en rédigeant ce texte. Pour faire simple, cela ne m’a pas gêné du tout lors de ma lecture et c’est une très bonne chose, puis au final, je me dis que c’est tout à fait normal.

Parce que même si ces personnages n’ont pas de noms, ils font tout de même tourner le monde autour d’eux, en quelque sorte, ce sont eux qui forment cet univers et à ce titre, méritent un développement en bonne et due forme. Pour développer ces personnages, l’auteur utilisera l’élément central de l’histoire, le fameux Crève-Gobelins, où bien est-ce l’inverse ? Où alors les deux ? Plus sérieusement, je reviendrai plus en détail sur le personnage principal plus tard. Ce qui va nous intéresser ici, c’est la manière dont sa présence va permettre le développement des autres personnages. Ceux-ci sont assez bien développés par l’auteur. On y découvre leur passé, leurs motivations qui ne sont pas juste l’histoire de quelques lignes. Ce sont certes des motivations assez classiques, mais d’une part, elles ont le mérite d’exister tout en faisant plus d’une page, et d’autre part, elles permettent d’en savoir plus sur ces personnages secondaires, tout en les rendant attachants, ce qui fait que pour moi j’y étais attaché presque autant qu’”Goblin Slayer”. Surtout que lui aussi bénéficiait de ce développement. En fait ça donne l’impression que chaque personnage est important, que chaque personnage possède une personnalité et c’est peut-être ça qui finalement, efface cet aspect de personnage générique. Surtout qu’en ce qui concerne notre Crève-Goblins, celui-ci est loin de l’être !

Au fur et à mesure de ma lecture de ce premier tome, j’appréciais de plus en plus le traitement adressé à notre personnage principal. Comme je l’expliquais dans le paragraphe précédent, les interactions qu’il entretient avec les autres personnages nous en apprend plus sur ces derniers. Toutefois, le roman nous montre aussi comment le protagoniste est perçu par les gens, et personnellement, je trouve que ce parti pris est vraiment intéressant.
En effet, cela nous permet de découvrir plusieurs facettes et plusieurs façon d'appréhender le personnage : Bien que l’on sache qu’il soit un exterminateur de goblins, Kumo KAGYU le fait tour à tour passer pour, un ami, un amoureux, un mentor, un monstre, et presque une intervention divine. Quelque part, le livre nous force à idéaliser ce personnage de toutes les façons possibles. Chapitre après chapitre, nous le lisons triompher, chapitre après chapitre, on pense qu’il est imbattable. Puis finalement, le livre nous montre qu’il est tout aussi humain que les autres. J’ai trouvé ce build-up tout à fait extraordinaire en tant que lecteur et je trouve que c’est le vrai point fort du livre. Un build-up créé par les autres personnages, mais aussi par les combats qu’il mène !

Et effectivement les combats, ce n’est pas ce qui manque dans Goblin Slayer ! On pourrait croire qu’avec un personnage pareil, le livre regorgeait de combats épiques… Eh bien pas forcément ! Le livre en a bien sûr quelque-uns… Mais la plupart du temps on a le droit à de l’extermination méthodique de la part de notre héros. Je vous rassure c’est loin d’être sans intérêt puisque cela nous permet d’en savoir plus sur le talent de tacticien de l’exterminateur. En fait, c’est surtout que quelque soit la mission effectuée, beaucoup de choses sont détaillées, même les choses les plus horribles. Je conçois que cela permets une immersion un peu plus forte, mais si vous êtes sensible, il va falloir vous accrocher. A ce niveau là, Kumo KAGYU ne prend pas de gants, le “Dark” dans “Dark Fantasy” n’est pas là sans raison. Une manière de sentir la dureté de cet univers ! Dans la postface, l’auteur explique qu’il joue beaucoup aux Jeux de Rôles papier et finalement ça se ressent assez dans sa façon d’écrire et de décrire justement.

Un dernier petit paragraphe pour vous parler des illustrations de Noboru KANNATUKI : Bien qu’étant peu nombreuses, celles-ci sont vraiment très jolies et reflètent bien l’univers dans lequel se déroule l’histoire. On sent clairement une influence de la fantasy classique et certaines illustrations valent vraiment qu’on s’y attarde !

De part la découverte de son univers impitoyable et d’autre part un développement de personnages tout à fait intéressant, j’ai vraiment apprécié lire ce premier tome de Goblin Slayer. Même s’il ne faut pas être trop sensible, les missions du Crève-Goblins sont passionnantes et mérite que l’on s’y attarde (surtout en Light Novel) ! 

Disponible aux éditions Kurokawa Collection Kuropop



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