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Murciélago Tomes 1 et 2 de YOSHIMURAKANA

Illustration pour l'article : Murciélago Tomes 1 et 2

Nous sommes mi novembre et halloween est déjà passé. Mais ce n’est pas grave puisque l’on va parler de chauve-souris, de criminels et d’un sacré duo. C’est parti pour mon avis sur Murciélago !

Synopsis

La justice est parfois inutile pour éradiquer le mal. Pour faire face à la gangrène criminelle grandissante, le pays fait appel à une tueuse à gages professionnelle en la relaxant temporairement de sa peine de mort. Son nom : Kuroko Kômori. Avec à ses côtés, Hinako Tozakura, fanatique de véhicules en tout genre et également chargée de sa surveillance... Embarquez et suivez leurs aventures dévastatrices. Début sur les chapeaux de roues d'une saga érotico-violente à l'humour noir et mordant !

Avis

Grâce à la campagne de communication parue quelques mois avant la sortie du titre, j’avais vite compris que Murciélago allait être un titre plutôt violent avec une femme en tant que personnage principal. Finalement, après la lecture des deux premiers tomes, j’ai eu ce à quoi je m’attendais, mais pas que… Pour mon plus grand plaisir ! 
Murciélago nous présente Kuroko Kômori, une jeune femme condamnée à mort, forcée de devenir chasseuse de prime. Cette demoiselle possède aussi la capacité de pencher sa tête à 90 degrés, et est pourvue d’une langue extrêmement longue. Du coup pour moi, pour le moment Kômori ressemble plus à un crapaud qu’à une chauve-souris, mais passons. Notre repris de justice est accompagnée de Hinako Tozakura, une lycéenne hyperdynamique rigolote chargée de surveiller la condamnée. Et finalement toutes les deux ont pour but d’appréhender de dangereux criminels.

Lu comme ça, il est vrai que l’on pourrait trouver l’histoire de Muciélago classique, trop classique. C’était sans compter sur le gros grain de folie qui vient faire dérailler tout ça. En fait, dans Murciélago, il n’est pas question d’enquêtes policières. Il est certes question d’arrêter les criminels, mais pas question de réfléchir. L’essentiel c’est de mettre hors d’état de nuire, un catcheur surhumain ou un vieux monsieur dans un grand manoir. Murciélago, c’est un peu un mélange détonant entre un buddy movie américain des années 90, grâce à son duo atypique, Excel Saga pour son côté absurde et enfin Panty and Stocking with Garterbelt pour le côté irrévérencieux. Et croyez-moi, vous n’allez pas être déçu.

Hinako sur sa voiture, sur les toits !
MURCIÉLAGO ©2014 Yoshimurakana/SQUARE ENIX

Ca explose de partout, ça donne des grosses tatanes, ça dévie des lasers avec des lames, ça roule en voiture sur des toits et ça prend du bon temps avec des jolies filles ! Oui, oui tout ça ! (Rappelez-vous de la taille de la langue). En fait, Murciélago, c’est plusieurs “grand n’importe quoi”, qui mis ensemble, forment quelque chose de vraiment barré mais de cohérent. Quand on commence à lire Muciélago, on part dans une course à 200 à l’heure, qui prend quand même le temps de ralentir.

Kômori arrête un malfrat de façon plutôt classe
MURCIÉLAGO ©2014 Yoshimurakana/SQUARE ENIX

Tout ça, c’est aussi grâce à un charadesign particulier, un rythme effréné, mais aussi un découpage vraiment bien fichu et dynamique, si bien que l’action reste lisible. C’est une très bonne chose, vu qu’il était facile de tomber dans le piège. Ajoutons à cela que de temps en temps YOSHIMURAKANA nous gratifie que quelques jolies doubles pages et tout est bon.

Murciélago, n’est pas à mettre entre toutes les mains, ne serait-ce que pour son contenu explicite qui pourra en faire fuir plus d’un. Cependant, si cela ne vous dérange pas, alors la chauve-souris vous proposera de l’action en veux-tu, en voilà complètement fucked-up. Les pages défilent aussi rapidement que les balles tirées, mais j’en veux encore.

Merci aux éditions Ototo pour les illustrations

Disponible aux éditions Ototo


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