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Quand la neige m’appelle de Makoto Aizawa

Jaquette du manga : Quand la neige m'appelle

L’hiver est certes bientôt terminé, mais profitons du temps qu’il reste pour découvrir un conte doux-amer. Grâce aux éditions Chattochatto, laissez-moi vous parler d’une étreinte à la fois froide et chaleureuse.

Synopsis

Deux soldats isolés en pleine tempête. Dans un chant glacé, une femme blanc comme neige apparaît. Elle va tuer l’un d’eux et épargner l’autre en le liant en le liant à elle par une promesse. Cette nuit là, Sakai a trouvé l’amour, mais il ne le sait pas encore. Il ignore qu’il a ouvert la porte du destin et que, jamais plus, il ne pourra se détacher de la neige, ni lui, ni les siens.

Un fil rouge les relie, un fil et…….une berceuse à la fois douce et cruelle, celle de la femme des neige !

Avis

Lorsque j’ai commencé à lire les premières pages du livre, j’ai directement été frappé par le style graphique. L’éditeur m’avait promis un style proche de l’aquarelle et effectivement, c’était le cas. Cependant ma surprise fut d’autant plus grande, puisque je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi beau. Dans Quand la neige m’appelle, presque chaque page est à la fois belle et mélancolique, quelque chose de très simple, mais de magnifique lorsque l’on prend le temps d’admirer ce que l’on a devant les yeux. Je sais bien que c’est facile de faire ce genre de comparaison, mais c’est un peu comme si l’on admirait un paysage enneigé. Et je pense que cette raison suffit pour se procurer le livre.

Petite parenthèse sur le même sujet, comme je le disais dans le paragraphe précédent, le travail graphique de Makoto AIZAWA est magnifique. Je vous dirais bien qu’il est montrable à tout le monde, mais ce n’est pas vraiment le cas. Vers la moitié de l’oeuvre, une scène d’amour a lieu dont deux pages sont particulièrement explicites, toujours très jolies. Non pas, que je sois choqué, mais je m’étonne de ne pas avoir vu une petite mention. En tout cas maintenant vous êtes au courant.

En ce qui concerne l’histoire, celle-ci est très appréciable. Tout au long de la lecture, on ne peut que constater le message anti-guerre qui en ressort. Bien que ce soit l’adaptation du célèbre conte Japonais, une certaine tension transparaît dans la première moitié donnant un caractère particulier à l’oeuvre. Cette tension arrive à naître grâce à l’aspect “militaire” du titre, mais aussi grâce aux évidences que le titre comporte. Si bien, que même si l’on devine ce qu’il va se passer, on se retrouve piéger juste par notre volonté de savoir comment l’histoire va dérouler.
La deuxième partie du titre, elle, est plus mélancolique. Centrée sur le deuil, le titre va abandonner la tension pour se focaliser sur des sentiments plus généralistes comme la tristesse. Ces deux parties illustrant alors, les différents sentiments que peut illustrer la neige.

Quand la neige m’appelle a été une lecture douce-amère. Douce parce que ma lecture fut agréable dans l’ensemble, surtout grâce aux dessins et à la quiétude qui se dégage à la lecture. Mais amère à cause de la tension parfois prenante et des différents thèmes sérieux abordés. Le tout finalement sublimé par la neige omniprésente. Quand la neige m’appelle, c’est finalement un titre qui la représente bien, une douceur pouvant se révéler dangereuse.

Disponible aux éditions Chattochatto


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