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Kamuya Ride Tome 1 de Masato HISA

Kamuya Ride Tome 1

Et si vous partiez dans des temps reculés, à une époque où le Japon que l’on connaît, n’existait pas encore. Et si nous partions dans un monde empli de créatures magiques. Partons alors pour la nouvelle oeuvre de Masato HISA.

Synopsis

Japon, vers l'an 400. Le Royaume s'embrase. La révolte gronde chez les chefs de clans locaux, opposés aux maîtres du pays, la dynastie Yamato. Pour réprimer la rébellion, une armée est envoyée par le Roi avec à sa tête son propre fils, Yamato Takeru. Cependant, les troupes comme le prince subissent une lourde défaite dans leur périple vers l'Ouest. Le jeune homme ne doit son salut qu'à l'intervention d'un étrange combattant, Kamuya Ride, qui s'attaque à ce qui semble être la source de la dissidence : d'anciennes divinités soudain revenues des limbes. Yamato Takeru découvre que derrière les complots, se cachent les Dieux des différentes provinces du Japon, endormis depuis le début du règne des Hommes. C'est donc l'équilibre du Royaume tout entier qui est menacé...

Avis

Ce n’est que tout récemment que j’ai découvert Masato HISA avec son dyptique Grateful Dead, que je n’ai toujours pas fini à l’heure où j'écris ces lignes. Cependant, j'avais beaucoup apprécié le premier tome de ladite série avec son style graphique particulier. Alors forcément, lorsque j'ai appris que les éditions Vega allaient publier Kamuya Ride, j'ai sauté sur l'occasion… et davantage lorsque je me suis rendu compte de l'inspiration prise aux séries tokusatsu que j'apprécie tant.

Oublions Shanghai et ses zombies pour dire bonjour à la période Kofun et les divinités d'un Japon encore balbutiant. Nous suivons alors un étrange vendeur ambulant de figurines en terre, mais bien plus que cela. A partir de là, première surprise, le style graphique change radicalement de Grateful Dead. Cependant, ce n’est pas un défaut, bien au contraire. Ce style graphique contribue à l’identité propre de l’oeuvre, une oeuvre qui grâce à sa mythologie à la fois, particulière et intéressante, nous propose des combats qui valent le coup d’être vu. Et justement, parlons-en plus en détails.

Il est très clair, à la vue de jaquette, du titre et du contenu du tome en-lui-même, que Kamuya Ride s’inspire grandement du monde du tokusatsu et plus particulièrement de la franchise Kamen Rider. L’oeuvre de Masato HISA, au-delà d’utiliser le mot “Ride”, reprend un code prépondérant de la franchise : les objets de transformations. Ici pas de ceinture, mais des objets en terre, ayant différentes fonctions, comme transformer l’utilisateur ou devenir un arc. Puis enfin on termine par le fameux “Rider Kick” qui permet d’éliminer les monstres une bonne fois pour toute. Si vous aimez ce style, alors, je pense sincèrement que Kamuya Ride va vous plaire., et si vous ne connaissez pas, cela vous donnera l’occasion d’entrer dans ce fabuleux monde !

Toutefois, si Masato HISA reprend les bons codes du tokusatsu, il en reprend aussi les codes, plus ou moins discutables… Comme par exemple celui du “Monstre De la Semaine”, où, vous l’aurez compris, chaque semaine nous avons le droit à un monstre différent. Ici,  il faut, bien sûr, reprendre le principe mais par chapitre. De ce fait, il est assez probable que vous trouviez la structure narrative répétitive, puisque le même schéma est utilisé à chaque fois. Ajoutons à cela que, même si l’acolyte de notre héros vainc les monstres, celui-ci finit bien souvent nu, malgré lui. Quelle est l’utilité de la chose ? Je ne sais pas.

Malgré ça, grâce à son inspiration “Toku”, les combats sont dynamiques, bien qu’un peu expéditifs pour certains. Mais Masato HISA n’oublie pas d'étoffer son histoire et de laisser des pistes concernant l’origine du mal et de notre héros. Reste à voir où cela nous mènera.

Avec Kamuya Ride, Masato HISA nous propose une sorte de Kamen Rider antique, respectant tous les codes ou presques de la franchise. Malgré un style graphique pouvant décontenancer, nous avons le droit à des combats dynamiques et à un folklore intéressant, vivement la suite !

Disponible aux éditions Vega



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