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Infinite Dendrogram volume 1: Le début des possibilités de Saikon Kaidou et Taiki

Tome 1 d'Infinite Dendrogram

Quand un nouvel arrivant débarque sur le marché de l’édition, c’est toujours une bonne nouvelle. Surtout quand il s’agit d’une maison d’édition spécialisé dans le Light Novel. On va parler de son premier titre le récit de VRMMO, Infinite Dendrogram.

Synopsis

Le 15 juillet 2043, sortait le VRMMO immersif « Infinite Dendrogram » intégrant « l’Embryo », un système unique se développant en une infinité de variétés selon chaque joueur.
S’appuyant sur des prouesses techniques qui étaient jusque-là inaccessibles aux VRMMO, « Infinite Dendrogram » est devenu en un clin d’œil un phénomène mondial.
Mukudori Reiji débute sa vie à Tokyo après avoir réussi ses examens d’entrée à l’université et, pour célébrer la fin de sa longue période de révision, décide de lancer le jeu afin d'y rejoindre son frère...

Avis

Infinite Dendrogram est donc le tout premier titre de la toute jeune maison d’édition LaNovel éditions, un récit de VRMMO. Et là j’imagine que certains d’entre-vous doivent se demander l’intérêt de lire un tel récit étant donné qu’il existe, celui que l’on ne présente plus, Sword Art Online. J’ai simplement envie de répondre “Pourquoi pas”. Mais pour développer, je dirais qu’hormis le côté VRMMO, les deux titres ont des approches différentes de la technologie évoquée. Mais je vais surtout m’attarder sur Dendrogram. Si Sword Art Online a un côté “martial” avec univers multiples, Infinite Dendrogram va s’orienter sur un univers propre avec tout ce qu’il a de social et de relationnel.

Ainsi nous suivons Reiji, un jeune étudiant qui décide de se mettre au jeu, longtemps après ses débuts. On apprendra rapidement qu’une mort dans le jeu équivaut à une interdiction de connexion pendant 24 heures. Mais, alors, si la mort n’est pas présente dans le jeu, comment le récit arrive-t-il à proposer de la tension et donc de l'intérêt ? Eh bien tout d’abord il y a l’Embryo, une “chose” unique pour chaque utilisateur. Il se trouve que pour Reiji, celui-ci a l’apparence d’une jeune femme un peu tsundere. Même si effectivement c’est un peu cliché, cela permet d’imposer rapidement, une dynamique intéressante. On apprendra ensuite que les actions ont des conséquences, c’est-à-dire que l’on peut détruire un écosystème, faire changer les PNJ de zones en fonction de la géopolitique etc. Autre point et non des moindres, les PNJ, IA hyper perfectionnées, presque humaines peuvent mourir. Et si on combine tout ça, alors on comprend rapidement que l'échec a tout de même une contrepartie importante qui renforce l’implication du lecteur dans l’oeuvre.

Pour toutes ces raisons, l’univers d’infinite Dendrogram mérite qu’on s’y attarde et ce, même s’il s’agit encore d’un récit de VRMMO. Mais justement, le récit en lui-même que vaut-il ?

Etant donné qu’il s’agit ici du premier tome de la série, c’est un tome qui va avant tout servir pour la mise en place de l’univers et nous permettre de faire nos premiers pas dans le jeu. Un univers que Reiji, le personnage principal, découvre et ne forge pas. Le protagoniste et le lecteur arrivant dans le jeu bien après ses débuts. Ce sera l’occasion pour nous de découvrir l’univers (et non pas son game design) et toute la géopolitique qui en découle, ce qui nous met directement dans le bain. D’un point de vue narratif, on reste sur du classique, avec l'arrivée dans le jeu, le tutoriel, la première quête, et les autres qui se suivent, pour finir sur la plus grosse quête de fin de livre. (On reviendra sur les péripéties plus tard). En fait, tout au long de la lecture, le plus intéressant va être ici de découvrir les bribes d’univers que nous l’auteur nous narrera. Que ce soit du côté de la narration du jeu en lui-même, mais aussi au niveau des joueurs eux-même, de leurs actions, mais par conséquence sur le jeu. On se plaira alors à lire le récit d’un event in-game dantesque, de la “légende” des joueurs classés, mais aussi plus simplement, à lire la description des classes présentes, de la plus classique comme paladin à la moins orthodoxe comme journaliste.

Néanmoins, si j’avais un petit reproche à faire, ce serait le manque de conclusion de ce premier tome. Je m’explique : Dans beaucoup de Light Novel que j’ai lus, s’il est incontestable que le tome fait partie d’un grand tout, le récit en lui-même commence avec un objectif puis le termine à la fin du livre, tout en faisant avancer l’intrigue principale. Ici avec Infinite Dendrogram, je n’ai pas vraiment cette impression, dans le sens où l’objectif que se fixe Reiji, fait partie de l’intrigue principale et non pas de l’intrigue du tome. Celui-ci se termine, parce que le gros combat de fin s’est terminé. Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est tout de même étrange.

Les personnages quant à eux sont forts sympathiques. Comme je le disais un peu plus haut, la dynamique entre Reiji et Némésis fonctionne très bien et surtout très rapidement. Étant donné le rôle particulier de la jeune fille, cette relation a un fort potentiel. D’ailleurs, d’un point de vue général, la dynamique entre Reiji et les autres personnages fonctionne toujours très rapidement. Si bien que même lorsqu’il y a un personnage que l’on apprécie pas forcément, le développement est suffisamment bien fichu pour changer d’avis. Chaque personnage a une originalité qui lui est propre et qui fait qu’on ne l’oublie pas forcément, je pense notamment au costume d’ours.
En ce qui concerne les personnages liés aux background du jeu, tout est fait pour les mettre en valeur, qui a renforcé le côté légendaire du joueur. Le récit va même jusqu’à changer de narrateur le temps d’un sous-chapitre pour mieux nous faire rentrer dans l’action. Maintenant que les graines sont posées, j’ai hâte de voir comme tous ces personnages vont se développer.

Et d’ailleurs parlons-en de l’action ! Je dois bien avoué que c’était vraiment bien. Que ce soit en terme d’intensité de combats, en terme de tension, on est plongé dans la lecture, si bien que le temps passe trop vite. C’est aussi l’occasion de découvrir le bestiaire, mais aussi les autres embryo, plutôt inventifs. Reiji ne sera donc pas le seul à vous divertir et c’est une bonne chose. Pour être tout à fait franc , il y a des choses que l’on peut facilement voir venir, mais qu’importe, le plaisir est là.

Un petit mot sur les illustrations qui sont plutôt jolies et plutôt classes pour la plupart, Taiki fait ici du bon travail, même si je dois avouer que ma Kindle ne l’aide pas vraiment, il faudrait que je vois le rendu sur tablette.

Concernant l’édition en elle-même : étant donné qu’actuellement seule la version numérique est disponible, il va m’être difficile de juger de la qualité de l’objet. Sachez toutefois que l’éditeur a eu la bonne idée d’inclure un lexique, principalement pour les termes de jeux en fin de page. Vous n’avez donc pas de raison pour ne pas l'offrir à quelqu’un qui n’est pas familier des MMO.

Début réussi pour Infinite Dendrogram ! Grâce à son univers étoffé et inventif, son duo sympathique, des combats captivants, et une bonne utilisation du concept de la VRMMO, la série de Sakon Kaidou commence très fort et a tous les atouts pour devenir une grande série.

Disponible aux éditions LaNovel Édition


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