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Made in Heaven Tome 1 de Ako SHIMAKI

Lire un manga, c’est souvent très intéressant : On suit une histoire passionnante avec de multiples rebondissements et un propos faisant réfléchir le lecteur. Mais parfois, il faut aussi savoir lâcher prise et lire des choses un peu plus légère, c’est pourquoi je vous propose Made In Heaven, une histoire pleine de rebondissements centrées sur le palpable !

Synopsis

Dans une vie antérieure, Atsurô Nogi était un moine bouddhiste, et il avait juré de rester vierge toute sa vie. Mais est-il destiné aux mêmes choix tout au long de ses réincarnations ?! Quoi qu’il en soit, de nos jours, le voilà devenu mangaka. Et malgré son pucelage, il affirme pouvoir dessiner n'importe quelle scène de sexe ! Grâce à ses talents, bien qu'auteur débutant, il se retrouve en charge d’une nouvelle série au sein du prestigieux Weekly Shônen Gump ! C’est alors que Kanade, jeune femme à la très (très très) forte poitrine, devient son assistante. D'abord hypnotisé par les attributs de la demoiselle, il réalise très vite que pour pouvoir dessiner de voluptueux mamelons bien réalistes, il va devoir en palper avant... Tout cela par pur professionnalisme, bien évidemment ! il lui demande alors l'autorisation de la tripoter... comment réagira-t-elle ?

Avis

A la lecture du synopsis du tome, je ne m’attendais pas à quelque chose de très sérieux, le genre de manga parfait pour débrancher son cerveau et se détendre avant d’aller dormir. Il s’avère que ce premier tome de Made In Heaven fait parfaitement l’affaire ! En effet, pour le moment, le scénario ne vole pas bien haut, puisque c’est l’histoire d’un ancien moine bouddhiste réincarné en mangaka “légèrement” obsédé par les grosses poitrines. Et là, je vous vois venir, vous vous dites certainement : “Oui, on va encore tomber dans les clichés des manga typés Ecchi”. Sauf qu’en fait… Oui et non. Je m’explique :
Au lieu d’utiliser les gags éculés du genre, Ako SHIMAKI fait ici le choix de jouer avec l’envie et la frustration des personnages principaux et comme d’habitude avec ce genre d’humour ça prend ou ça ne prend pas… Avec moi, ça prend ! Surtout si en plus, l’auteure ajoute une légère touche d’humour méta. Vous l’aurez donc compris, au niveau de l’humour et au niveau de son scénario, il faut donc être friand de ce genre d’humour pour pleinement apprécier l’oeuvre. Cependant, une histoire simple n’implique pas une mauvaise histoire, il faut que celle-ci soit bien racontée.

Et c’est là qu’arrive pour moi, LA bonne idée du titre : L’histoire de Made in Heaven se déroule sur deux “plans” différents : D’un côté, l’histoire se passe à notre époque, l’époque où Nogi est un mangaka et Kanade son assistante. Avec cette partie, nous avons le droit à des gags un peu plus moderne, axé sur l’aspect mangaka du personnage et son désir de dessiner des choses plus réaliste. Et enfin, de l’autre côté nous avons les événements du passé à travers le manga racontant la vie du jeune moine via les chapitres du Gump (d’où le côté méta mentionné plus haut). Cette partie met plus en avant le passif de notre trio de protagoniste. Encore une fois, les blagues sont généralement liées à la frustration, mais ici, ce n’est pas parce que les personnages n’osent pas, c’est parce qu’ils n’ont pas le droit. De plus, grâce à ce contexte historique, les blagues se diversifient un peu, ce qui permet de ne pas être trop vite lassé. Résultat, ce mélange de blagues et d’époques temporelles contribue à développer les personnages, si bien qu’au final, c’est suffisamment bien amené pour comprendre qui est qui.

Mais revenons au sujet principal du livre : les seins, les roberts, les nénés, les boobs, OPPAI ! Parce que si le manga traite de savoir dessiner une poitrine correctement, encore faut-il que le dessin que nous voyons, nous lecteur, soit joli. Derrière, cette transition, je vous l’accorde, un peu bas de plafond, se trouve une excuse pour parler du dessin de Ako SHIMAKI.
Très franchement, j’ai trouvé son dessin vraiment très bon. La partie moderne est plutôt bonne, que ce soit dans les design des personnages et les décors, même si ceux-ci ne sont pas vraiment variés à cette époque. Pour ma part, je n’ai pas vu de fonds bâclés et on sent vraiment l’effort fourni pour les expressions des personnages.
En fait, en terme graphique, j’ai préféré la partie se déroulant dans le passé, les décors sont très jolis, que ce soit pour l’environnement, le temple ou les maisons. C’est aussi dans cette partie là que l’aspect graphique influe beaucoup sur la réussite des blagues. Pour faire simple, Ako SHIMAKI dessine très bien la plastique des personnages, hommes ou femmes, tout en les mettant en valeur grâce à l’environnement. N’allez pas croire qu’il n’y a que les poitrines de joliment dessinées.

Alors que je pensais ne pas pouvoir dire grand-chose à propos de Made in Heaven, je me suis retrouvé à parler de ces deux gros atouts, son humour et son aspect temporel. L’humour ne conviendra pas à tout le monde, mais si vous aimez l’humour basé sur les quiproquo et la frustration, je pense que cela devrait vous plaire. Pour ma part, j’ai vraiment passé un bon moment, parfait pour lâcher du leste.

Disponible aux éditions Akata



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